Psoriasis : soulager et guérir

Il est connu que le psoriasis est une maladie répandue (3 à 5% de la population européenne¹), parfois simplement désagréable, d’autres fois particulièrement insupportable.

Plaques rouges disgracieuses, desquamation abondante, parfois accompagnées de démangeaisons aiguës, le “pso” est une maladie chronique et évolutive qui peut être réellement envahissante et rendre la vie quotidienne de plus en plus difficile.

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Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Psoriasis

La médecine conventionnelle estime qu’il n’existe aucun remède miracle et que la guérison est impossible.

Cela semble un constat amer mais il est nécessaire de comprendre que, dans bien des cas, le psoriasis est un problème très sérieux qui va demander à la personne souffrante de gros efforts en termes d’hygiène de vie afin de soulager son mal et pourquoi pas de ne plus en souffrir du tout.

Avant de poursuivre, rappelons que l’approche holistique de la santé ne cible pas uniquement les symptômes mais intègre le phénomène de maladie dans son ensemble. Lors, si l’aspect le plus notable du psoriasis se situe au niveau de la peau et sous des formes variées, il est important de garder en mémoire que cela témoigne d’un déséquilibre global de la santé de la personne, et que les moyens d’action peuvent donc être multiples et paraître parfois peu intuitifs.

Nous allons maintenant passer en revue les pistes et solutions à envisager pour soulager les symptômes du psoriasis et pourquoi pas tendre vers une guérison complète.

I - Les remèdes naturels

Nous allons commencer par présenter les remèdes connus dits naturels, c’est-à-dire les plus simples à mettre en œuvre et ceux qui auront le minimum d’effets secondaires indésirables.

À la lecture des témoignages et documentations, ceux-ci sont apparemment d’efficacité variable et peuvent être très efficaces comme parfaitement inutiles selon les personnes. Il est important de le garder en mémoire et de ne pas se décourager devant les éventuels échecs thérapeutiques rencontrés.

A - Soulager sa peau

Bien que l’origine du psoriasis se situe ailleurs, il peut être préférable de commencer par atténuer les douleurs et les démangeaisons cutanées induites par la maladie, surtout dans ses formes les plus sévères.

La peau est ce que l’on appelle en écologie un écotone, une zone frontière où transitent de nombreux éléments. Dans le cas du psoriasis, la surproduction de cellules de peau crée des bourgeonnements inflammés produisant des quantités anormales de squames et pouvant également suinter de lymphe ou de sang. Cet engorgement épidermique dérègle le rôle naturel de la peau.

1 - Exposition au Soleil
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L’un des premiers traitements utilisés, et dans ce cas-ci dûment documenté et reconnu pour son efficacité par tous les praticiens, est l’exposition au Soleil.

En effet, en plus de stimuler la production de vitamine D (dont le rôle est vital pour le corps), les rayons du Soleil sont composés d’UV (UVA et UVB) participant à assécher les zones squameuses et ainsi à réduire douleurs et démangeaisons.

Attention cependant, la peau psoriasique étant sensible, il convient de s’exposer sans excès. Privilégier les expositions courtes et fréquentes.

Pour les personnes souhaitant en savoir plus sur cette thérapie, appelée photothérapie, sachez qu’il existe des cabines spéciales d’exposition contrôlée aux UV et accessibles sur prescription médicale. Renseignez-vous auprès de votre médecin.

2 - Le rôle de l'eau
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Base de toute vie sur Terre, impossible de faire l’impasse sur l’eau quand il s’agit de santé.

Une bonne hydratation du corps est une condition sine qua non à tout processus de soin. À l’exception des cures et régime spéciaux, consommer de préférence des eaux pures (minimum de polluants tels que les pesticides, minimum de matières organiques, peu de minéraux : voir à ce propos notre article sur l’eau de boisson).

Boire abondamment, avant même d’avoir la bouche sèche. La meilleure solution étant de toujours garder près de soi une bouteille d’eau.

Éviter l’eau du robinet, moins propre qu’il n’y paraît.

Également, éviter pour la douche les eaux calcaires, favorisant le dessèchement et les tiraillements de peau. De nombreux témoignages sur le sujet rapportent une amélioration de l’état de la peau et un soulagement quant aux symptômes du psoriasis en prenant cette précaution.

Pour ce faire, vous pouvez opter pour un adoucisseur d’eau, un pommeau spécial et pour les cas les plus sensibles, une toilette à l’eau distillée ou de source non calcaire.

3 - Les huiles, les crèmes et les savons
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Une peau souffrant de psoriasis se dessèche, craquelle, se fend. Maintenir une bonne hydratation de l’épiderme permet de limiter les désagréments et démangeaisons dues à la maladie.

Appliquer régulièrement de l’huile de tournesol sur les zones touchées permet de soulager les symptômes. D’autres huiles végétales auront également des effets similaires mais sont parfois plus incommodantes pour les personnes à l’odorat sensible.

Une huile essentielle est aussi reconnue pour ses vertus anti-psoriasis : l’huile essentielle de géranium rosat. À diluer dans de l’huile avant d’appliquer sur la peau.

D’autres huiles essentielles peuvent aussi avoir des effets bénéfiques : l’arbre à thé, la lavande, le calendula.

Voici une recette de préparation pour adultes à essayer (proposée sur le site de la Compagnie des Sens), nous n’avons pas nous-mêmes pu attester de son efficacité :

Mélangez dans un flacon :

    • 5 gouttes d’huile essentielle de Géranium Rosat
    • 5 gouttes d’huile essentielle de Lavande Fine
    • 10 gouttes d’huile essentielle d’Arbre à Thé
    • 10 gouttes d’huile essentielle de Camomille Matricaire
    • 140 gouttes (7mL) de macérât huileux de Calendula

En application cutanée, déposez 4 à 8 gouttes de votre mélange d’huiles essentielles sur les zones touchées.

À renouveler 2 à 3 fois par jour jusqu’à amélioration ou disparition complète des plaques psoriasiques.

Cependant les remèdes à base d’huiles essentielles pourront n’avoir aucun effet chez certaines personnes, comme nous avons pu l’observer dans nos propres expériences avec le géranium rosat. À essayer donc, afin de déterminer si l’on réagit positivement à ce traitement.

Vous pourrez aussi opter pour du gel d’Aloe vera, disponible dans les magasins bio, pour apaiser rapidement les démangeaisons violentes. Cependant cette solution ne soigne pas les plaques et devra être réservée aux moments des crises et non considérée comme un véritable soin.

C’est également le cas des soins à l’argile, sous forme de cataplasmes. Certaines personnes ont témoigné d’une véritable amélioration après une apposition de cataplasme d’argile verte surfine pendant 1 heure, 1 fois par semaine. Il convient pour éviter les irritations de soigneusement retirer l’argile à l’eau tiède et d’appliquer ensuite sur sa peau un baume gras, ou de l’huile.

L’argile ayant un effet anti-inflammatoire bien connu, cela n’est pas étonnant que son usage puisse soulager des effets indésirables du psoriasis.

Enfin, autre point important en ce qui concerne notre peau, les savons et gels douches que nous utilisons pour nous laver. Ceux-ci peuvent avoir un effet dévastateur sur notre épiderme s’ils ne sont pas choisis soigneusement.

Toujours privilégier les savons et gels douches les plus naturels possibles, bio, sans ajouts superflus, sans parfum de synthèse. L’idéal étant de fabriquer soi-même ses savons ou de les acheter chez une personne de confiance et qui travaille convenablement ses produits.

Les savons contenant de l’Aloe vera pourront apporter une hydratation satisfaisante de l’épiderme tandis que les savons bio au lait d’ânesse seront à même d’apaiser les démangeaisons et sensations de tiraillement et de brûlures.

4 - Les cures

Elles ne permettent pas de guérir ou de réduire les réapparitions de plaques psoriasiques mais offrent un soulagement partiel et temporaire des symptômes.

Il en existe de plusieurs sortes, tant en France qu’à l’étranger et notamment aux abords de la Mer Morte (les plus réputées). Elles peuvent être intégralement remboursées, cela est à voir avec votre médecin traitant, qui vous prescrira certainement un rendez-vous chez un dermatologue.

Il existe aussi des cures incluant dans les soins la présence de poissons se nourrissant des peaux mortes. Les témoignages que nous avons pu recueillir à ce sujet ne sont pas particulièrement positifs et des médecins mettent en garde contre les risques de transmissions de germes pathogènes par le biais de cette technique et aggravés par le fait que la peau psoriasique présente de nombreuses lésions.

B - Soigner son ventre

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Même si ce sujet est encore débattu par les scientifiques, il apparaît que les troubles de type psoriasique sont avant tout dus à un état intestinal détérioré.

Selles molles ou liquides, coliques chroniques, constipations fréquentes, aérophagie, flatulences, etc. Ces symptômes sont les signes d’une digestion perturbée. En ce qui concerne spécifiquement le psoriasis, la faible présence de certaines bactéries du microbiote intestinal apparaît comme une circonstance aggravante², sinon potentiellement l’une de ses origines.

Cette faiblesse digestive peut apparaître par une alimentation nocive ou par une intoxication alimentaire, conduisant nos intestins à être de plus en plus perméables et fragiles.

Prendre soin de son ventre et de ses intestins doit donc être considéré comme une priorité.

1 - Changer son régime alimentaire

Rechercher un bien-être intestinal passera le plus souvent par l’alimentation.

Un chercheur américain, le Docteur Pagano, après avoir étudié les cas de centaines de patients, a déterminé par une démarche empirique un ensemble de solutions à mettre en œuvre pour soulager son psoriasis. Parmi elles un régime strict, surnommé le régime Pagano. En voici les éléments principaux :

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N'hésitez pas à copier cette page pour l'imprimer et l'afficher par exemple sur votre réfrigérateur.

Comme vous pouvez le lire sur le document ci-dessus, des aliments tels que les pommes de terre, les tomates ou les agrumes sont fortement contre-indiqués en cas de psoriasis.

(Pour avoir quelques exemples de guérison grâce à ce régime, nous vous invitons à regarder cette conférence du Dr Pagano.)

Ce chercheur a également publié un ouvrage en 2013 (“Guérir du psoriasis : l’alternative naturelle”), donnant en complément de son régime d’autres pistes à explorer comme l’ostéopathie.

Cliquez sur ce lien pour en savoir plus.

Les témoignages divergent quant au temps nécessaire pour que l’adoption de ce régime montre une réelle efficacité. Certains voient une grande amélioration au bout de deux semaines seulement, d’autres seulement au bout d’un an, plus rarement deux. Il faut donc être très patient et savoir se discipliner !

De manière générale, quand il s’agit de santé, il est primordial d’avoir une alimentation saine, à base de produits issus de l’agriculture biologique et si possible biodynamique.

La réduction voire l’arrêt de la consommation de viande semble également convenir à beaucoup de malades du psoriasis, ainsi que la suppression des produits laitiers, du sucre (dont l’alcool) et du tabac.

Une bonne mastication et un temps de repas plus long pourront aussi contribuer à une meilleure digestion. De même que l’ingestion régulière de probiotiques comme le kéfir, le kombucha, les oignons et les échalotes.

L’obésité étant un facteur aggravant de la maladie, surveiller sa ligne est indispensable. Fort heureusement, le régime alimentaire proposé par le Dr Pagano est également un régime minceur efficace.

Qu'en dit l'ayurvéda ?

En ayurvéda, le psoriasis, comme bon nombre de maladies de peau, est considéré comme un excès de feu. La solution passe en grande partie par l’alimentation. Le régime préconisé par l’ayurvéda est similaire au régime Pagano, à ceci près que la viande y est drastiquement réduite (voire exclue) et que les aliments sont cuits, de préférence bouillis (y compris les fruits et légumes) et consommés tièdes ou à température ambiante.

Il s’agit de retirer de son alimentation tout ce qui “enflamme” le corps.

Tous les extrêmes doivent donc être retirés, comme les épices, le piment ou le sel.

Les aliments stimulants seront donc à proscrire également : adieu les sucres rapides. Évidemment aucun soda et aucune boisson vitaminée.

C’est donc un régime plutôt fade et sans relief, dont l’effet sur notre psyché n’est pas à négliger pour éviter les réactions inappropriées (boulimie, effet yo-yo, irritabilité, dépression).

2 - Prendre des compléments alimentaires
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Il arrive parfois qu’en cas de dégradation avancée de la flore intestinale, même une alimentation irréprochable ne parvient pas à rétablir une digestion convenable.

Là encore, à la lecture de nombreux témoignages, nous constatons que certains malades se sont tournés vers les compléments alimentaires. Il en ressort quatre types principaux de compléments pouvant être administrés en parallèle :

(Nous pouvons témoigner de l’efficacité des trois premiers produits proposés en lien, le quatrième est également plébiscité bien que nous ne l’ayons pas testé nous-mêmes.)

3 - Respirer et masser

Le confort du ventre passe aussi, et on l’oublie malheureusement souvent, par une respiration ample et profonde et plus généralement une détente abdominale.

Le stress, qu’il soit physique ou émotionnel, a pour effet principal de crisper les chaînes musculaires et de maintenir cet état de crispation parfois pendant des années. Le ventre est l’un des réceptacles principaux de ces tensions et il est toujours bon de faire un état des lieux régulier de son relâchement. Sa détente pourra passer par des exercices de respiration ventrale amples, des massages (parfois en profondeur) ou plus simplement par l’apposition d’une bouillotte.

C - Éliminer les toxines

Notre corps exprime son déséquilibre par des symptômes tels que le psoriasis, ce n’est pas la peine de l’accabler. Si le régime alimentaire est important il peut, et selon les témoignages, il doit, s’accompagner d’une hygiène de vie propice à minimiser les toxines de l’organisme.

1 - Jeûner

Le jeûne, tout d’abord, peut avoir un effet anti-inflammatoire spectaculaire et contribue à diminuer le stress et la tension artérielle. Il profite aux émonctoires (foie, intestins, peau, poumons, pancréas et reins) en favorisant leur purge et leur offrant une pause métabolique. Et il est également très économique !

Pour une efficacité maximale il peut être hydrique (aucune ingestion autre que de l’eau) ou à base de tisanes dépuratives (sauge, ortie, pensée sauvage, bouleau, thym). Certaines personnes effectuent des jeûnes secs (sans aucune ingestion) mais nous ne saurions le recommander car les conclusions des témoignages et des études divergent, certains praticiens les déconseillant fortement (risque de déminéralisation osseuse rapporté).

Un jeûne peut durer entre trois jours et trois semaines (plus pour des personnes suivant une hygiène de vie particulière, dans ce cas il doit de préférence être encadré médicalement). En-dessous de trois jours, les effets détoxifiants sont assez mineurs.

Attention cependant, la médecine ayurvédique reste vigilante sur ce point. Le jeûne n’est pas adapté pour tout le monde, notamment en cas de psoriasis. L’idéal est de consulter un médecin ayurvédique pour savoir si le fait de jeûner est indiqué pour vous.

2 - Faire du sport
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On l’oublie souvent, et parfois on ne l’associe pas à la santé et encore moins au psoriasis, mais à la lecture de plusieurs témoignages, il semble que l’activité physique soit très bénéfique pour réduire les effets symptomatiques de la maladie.

Cela n’est guère étonnant, puisqu’elle est importante pour jouir d’un état de santé optimal. Elle est détoxifiante (excrétions dues à l’effort), participe au bon état du système immunitaire, du complexe cardio-respiratoire, réduit la masse graisseuse, et, chose plus méconnue, elle participe à une bonne digestion !

En effet, les mouvements effectués lors d’une activité physique permettent au ventre et aux intestins de rester souples, dégagés et amples.

À notre époque, la station assise est bien plus répandue qu’autrefois (principalement par l’usage de l’informatique) et cela n’est pas sans conséquence sur notre santé. Pratiquer une activité physique régulière est important et même si on le rappelle souvent, nous sommes encore trop peu à prendre cela réellement au sérieux.

3 - Aliments détoxifiants

En dehors des périodes de jeûne, il peut être intéressant d’orienter son régime alimentaire vers un apport plus conséquent en aliments favorisant l’élimination des toxines (allant parfois jusqu’au suivi des fameux régimes “détox”). Artichaut, radis noir, légumes verts, citron, et plus largement fruits et légumes, tous ces aliments contribuent à purger notre organisme.

Attention cependant, certains ne sont pas à consommer en trop grande quantité : voir notre article sur les régimes détoxifiants.

Par ailleurs, les tisanes de thym, de romarin, de camomille, de sauge, d’ortie, de pensée sauvage, l’eau de bouleau, le jus de pomme ou de raisin frais ont également des propriétés dépuratives.

Nous recommandons cependant de privilégier le jeûne chaque fois que cela est possible. Ses bienfaits  sont incontestables.

D - Tenir compte de l'aspect psychosomatique

psychosomatique

Cela est désormais connu et reconnu, l’esprit agit sur le corps, et vice-versa. Les chocs psychologiques entraînent des modifications physiques, parfois impressionnantes. Notre alimentation joue sur notre humeur, nos angoisses altèrent notre sudation, notre digestion, etc.

Le psoriasis n’est assurément pas une exception dans ce domaine et il apparaît pour nombre de praticiens (dits alternatifs) que le terrain génétique qu’on lui prête souvent est avant tout la cristallisation dans la lignée familiale de traumatismes passés.

Le fait que cela réapparaisse chez un individu de cette même famille plutôt qu’un autre ou bien que cela apparaisse pour la première fois, témoigne d’une disposition particulière de cet individu pour ce type de maladie.

Certains praticiens attentifs ont proposé un décodage psychologique pour le psoriasis. Selon eux, les personnes qui en souffrent ont une très nette tendance à redouter d’être abandonnées, que cela soit physiquement ou symboliquement.

Des traumatismes d’abandon dans l’enfance peuvent être des signes révélateurs ainsi que des déchirements familiaux (divorces, décès, déménagements, etc).

Des ruptures sentimentales non “digérées” peuvent aussi être en cause, entraînant parfois un réflexe de surprotection vis-à-vis du monde extérieur, le surplus de peau anormalement généré représentant alors une sorte d’armure.

Pour explorer plus avant cette piste et peut-être y trouver une clé de guérison du psoriasis, les méthodes sont nombreuses. Parmi celles que nous avons testées, nous vous proposons les suivantes :

  • la psychothérapie (de préférence celle de type Approche Centrée sur la Personne, développée et popularisée par le psychologue Carl Rogers) ;
  • la respiration transpersonnelle ou holotropique (technique d’hyperventilation développée et popularisée par le Dr Stanislav Grof – voire notre article complet. Attention cette technique n’est pas adaptée pour tout le monde, se renseigner au préalable) ;
  • les constellations familiales (mise en situation thérapeutique de type familial développée et popularisée par le psychothérapeute Bert Hellinger) ;
  • la Communication Profonde Accompagnée (technique encore peu connue permettant d’entrer en relation avec soi-même et sa lignée familiale, dans un but libérateur visant à la paix intérieure) ;
  • l’art-thérapie (processus thérapeutique s’appuyant sur l’expression artistique et qui peut être préféré aux thérapies orales par les personnes de sensibilité particulière) ;
  • la sylvothérapie (soins par les arbres, particulièrement bénéfiques sur le plan émotionnel).

Pour toutes ces pratiques, il est important de choisir soigneusement son praticien, celui avec lequel nous nous sentons en confiance. S’il n’y a pas de confiance, la thérapie risquera de ne donner aucun résultat. Par ailleurs, ces méthodes, bien que soutenues et validées par des milliers de témoignages, ne sont pas toutes reconnues par la médecine conventionnelle, et il sera sans doute difficile d’obtenir un quelconque remboursement des dépenses liées aux séances de soin.

II - Les remèdes allopathiques

Si les pistes précédentes ne donnent pour vous aucun résultat, ou si vous avez un besoin urgent de soulagement, des produits allopathiques existent, souvent à base de cortisone.

Sur ordonnance, ils nécessitent dans tous les cas un diagnostic médical réalisé par un professionnel de santé.

Parmi les produits que nous avons testés et reconnus comme efficaces se trouvent la bétaméthasone.

Une application régulière sur les plaques psoriasiques peut les faire disparaître en quelques jours.

L’inconvénient de ce type de solutions et qu’elles sont temporaires et entraînent une résistance progressive du corps nécessitant d’augmenter peu à peu les doses employées.

III - Les pistes non explorées

Le psoriasis est une maladie particulièrement répandue dans les pays occidentaux (Europe et Amérique du Nord principalement).

En cela il serait intéressant de faire le point sur les différences de mode de vie avec les pays moins atteints par cette maladie, pour déterminer si des éléments typiques ressortent en termes d’habitudes.

À ce propos, d’autres champs d’étude seraient à approfondir mais les témoignages ou la documentation sur le sujet manquent cruellement.

A - L'impact des ondes électromagnétiques

Les ondes électromagnétiques artificielles, dont l’impact sur notre santé est peu documenté (les études abondent mais elles ne couvrent pas beaucoup de cas de figure, certaines longueurs d’onde sont par exemple très peu analysées) et dont les principes de précaution ne sont pas toujours appliqués, font partie de ces champs d’étude qui mériteraient d’être défrichés plus avant.

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Certaines études ont pu mettre en évidence l’impact de ces ondes sur la peau³, mais nous n’avons pas encore trouvé d’études ciblant spécifiquement le psoriasis ou les maladies proches (eczéma, allergies cutanées diverses) dans un contexte d’exposition aux ondes électromagnétiques dont nous sommes pour la plupart désormais bombardés au quotidien.

Pour les personnes subodorant pour elles-mêmes une hyperélectrosensibilité, il est possible d’effectuer des cures en zones blanches (malheureusement, il n’existe pas à notre connaissance de centre dédié et qui serait protégé par des arrêtés gouvernementaux, il se peut donc que nombre de zones encore actuellement blanches ne le soient plus sous peu, notamment avec le déploiement de la 5G), à renouveler si nécessaire.

Si les résultats s’avèrent positifs, nous vous invitons à approfondir le sujet en lisant notre article sur l’hyperélectrosensibilité et les mesures à mettre en place pour réduire son exposition aux ondes électromagnétiques nocives.

B - Les perturbateurs chimiques

Nous avons abordé le sujet de l’eau, sa qualité et sa dureté (concentration en calcaire). Mais d’autres éléments potentiellement pathogènes sont présents dans notre environnement, et parfois de manière abondante.

C’est le cas des pesticides, présents dans l’eau courante, dans les rivières et participant à la décimation des insectes et par rebond des oiseaux et de certaines plantes. Pesticides qui, soit dit en passant, se retrouvent régulièrement dans des cultures biologiques, y compris dans les produits issus de ces cultures (soit par négligence ou malveillance du producteur, soit parce que ce dernier ne sait pas que son sol est pollué par des pesticides, parfois anciens).

La pollution atmosphérique doit aussi être prise en compte, sur les complications pulmonaires qu’elle entraîne par exemple et possiblement les réactions cutanées qu’elle peut induire.

Tous les traitements chimiques artificiels présents dans notre alimentation quotidienne.

Tous les traitements chimiques présents dans nos vêtements, notre literie et en contact avec notre peau. Tenir également compte de la qualité des lessives utilisées pour le linge, de la qualité des pastilles utilisées dans le lave-vaisselle.

Tous les traitements chimiques des matériaux de nos maisons, papiers-peints, moquettes, bois, ciment, etc.

C - Le mal être collectif

Nettement sortie de notre champ de réflexion pour approcher les pistes de guérison de toute forme de maladie, la notion de psychologie collective n’est jamais, ou presque, abordée, bien qu’on la retrouve tout de même dans certaines traditions de santé extrême-orientale.

Lorsqu’une maladie comme le psoriasis apparaît et se développe de manière significative dans une population donnée et facilement isolable dans son identité (ADN, culture, climat, traditions, etc), il est important de regarder ce qui, dans la dynamique collective considérée, peut entraîner ce type de symptômes : comportements typiques, tabous, habitudes de production alimentaire, pollutions générées, etc.

Parmi ces domaines, celui de la psychologie collective est intéressant quoique difficile à approcher du fait de sa subtilité.

Les pays occidentaux, souffrant du psoriasis, n’ont-ils pas dans leur mode de vie un ou plusieurs éléments contrariant leur état de santé et les conduisant à exprimer des symptômes tels que les maladies de peau ? Peut-être. Sans doute.

À ce propos, certains faits se démarquent : déconnexion de la nature sauvage et plus largement un déracinement, industrialisation à outrance (au détriment de l’artisanat, ce qui inclut aussi la production alimentaire), stress, course à la productivité et à la croissance (comme la peau d’un psoriasique), perte de sens et d’identité, confusion mentale et surintellectualisation, etc.

Par ailleurs, il apparaît que les pays d’Europe de l’Est sont bien moins touchés par cette maladie que les autres pays occidentaux⁴, doit-on y voir un début de réponse ?

Conclusion

Les voies possibles pour soulager les symptômes du psoriasis et possiblement guérir de cette maladie sont nombreuses et méritent toutes d’être explorées et testées.

Par ailleurs, si l’inscription dans les gènes du syndrome psoriasique a pu apparaître, pourquoi ne pourrait-elle pas disparaître ? La plasticité génotypique étant à double sens, cela semble raisonnable de le penser.

Le principal obstacle que rencontre le malade psoriasique est le découragement. Soins compliqués, résultats peu probants ou tardant à apparaître, agacement dû à la douleur et aux démangeaisons, difficultés à admettre son corps, perte de confiance en soi, le psoriasis est une maladie difficilement supportable dans ses expressions les plus graves et pèse sur le moral des personnes qui en sont atteintes.

Pour cela, des groupes de malades se sont formés afin de partager leurs difficultés et d’échanger sur les pistes de guérison. Citons parmi eux France Psoriasis et le Forum Psoriasis Médicalistes.

N’hésitez pas à les rejoindre et y participer si vous en ressentez le besoin.

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2 réponses

  1. avril 29, 2020

    […] bienvenu en cas d’hypertension artérielle et de maladie de peau comme le psoriasis (voir notre article complet sur le psoriasis) ou […]

  2. juin 2, 2020

    […] des approches les plus directes pour cela est l’alimentation, vous trouverez dans ce chapitre de l’article consacré au psoriasis toutes les informations nécessaires pour adopter un régime alimentaire adapté au tempérament de […]

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